Pourquoi les hommes ne s'arrêtent-ils jamais pour demander leur chemin ?

Pendant plus de 100 000 ans, les hommes ont utilisé l’aire spatiale de leur cerveau pour chasser des proies et atteindre leur cible. C’est à ce moment qu’ils ont appris à s’orienter et à revenir sur leurs pas, afin d’être capables de chasser sur de longues distances tout en étant capables de retrouver le chemin de leur grotte. C’est pour cette raison que, pénétrant dans une pièce sans fenêtre pour la première fois, un homme sur trois pourra pointer la direction du nord avec une marge d’erreur de 90 degrés alors que seule une femme sur cinq en est capable. Une telle aptitude ne s’apprend pas, elle est innée. L’explication la plus plausible de ce don est que le cerveau masculin recèle une plus haute concentration de fer dans l’hémisphère droit, ce qui permet aux hommes de « sentir » le nord magnétique.

C’est la même compétence que les hommes utilisent pour revenir des toilettes à leur fauteuil dans un stade, retrouver leur voiture dans un parking à plusieurs niveaux, ou retrouver un endroit où ils ne sont venus qu’une seule fois auparavant. Les femmes, spécialisées dans la défense du nid, ne s’aventuraient pas au-delà de la portée du regard : le sens de l’orientation n’a donc jamais été nécessaire pour elles, il ne figurait pas dans leur « cahier des charges ». Elles ont appris à se diriger en utilisant des repères - un arbre, un lac, une colline. Ces derniers leur permettaient de retrouver leur foyer quand elles s’éloignaient. C’est aussi ce type de repères que doit utiliser un homme pour aider une femme à s’orienter. Elle a de bonnes chances de retrouver son chemin s’il lui dit, par exemple : « Tu vas jusqu’au bout de la rue où se trouve le grand chêne, ensuite tu te diriges vers le bâtiment rose qui se trouve derrière la poste en face du lac. » S’il lui dit : « Prends la troisième sortie sur le rond-point ouest de l’autoroute 23 et roule cinq kilomètres en direction du nord », il court le risque de ne plus jamais la revoir. Pour un homme, admettre qu’il s’est perdu, c’est avouer qu’il a failli dans son domaine de compétence numéro 1 : trouver son chemin. Et la plupart préféreront être écartelés que de faire cet aveu. Si vous êtes assise sur le siège du passager et que vous venez de passer devant le même garage pour la troisième fois, surtout gardez-vous bien de critiquer votre âme soeur ou de lui proposer vos conseils, si vous ne voulez pas finir la route à pied.